2003. L’installation des radars automatiques débute. Loin de faire des heureux derrière son passage, cette énorme vague de radars qui a fait son apparition est souvent critiquée. Près de 80% des radars ont été touchés par un ou plusieurs actes de vandalisme ! Les appareils sont en général attaqués juste après leur installation, principalement dans les coins les plus isolés.
Coup de peinture, frappe au marteau, mais aussi découpe au chalumeau ou encore explosion à l’aide de dynamite, etc. Autant d’idées pour détruire ce que certains automobilistes considèrent comme un véritable obstacle. A savoir que les contrevenants risquent de 3 à 5 ans de prison et 45000 euros d’amende.
Les panneaux d’avertissement sont démontés petit à petit. Les radars changent et deviennent de plus en plus dévastateurs. Le Mesta 2000 (puisque c’est comme ça qu’il s’appelle) est deux fois plus compact que les anciens modèles. La prise de vue est améliorée et le radar peut surveiller jusqu’à quatre voies. Le système anti-vandalisme a bien sûr été renforcé : des caméras peuvent déclencher un système d’alarme anti-intrusion. Enfin des Mesta 3000, spécialisés dans les infractions telles que le non respect des distance de sécurité, des feux rouges ou des stops, vont petit à petit envahir nos infrastructures routières.
Certains radars, faute de rentabilité sont déplacés. Mais l’investissement reste tout de même intéressant puisqu’un radar peut rapporter jusqu’à 100 fois son prix en une seule année. Force est de constater que la fin des radars n’est pas pour bientôt et qu’il est important de garder ses points.